être accepté par les autres et décider d'agir afin de ne plus se sentir freiné par cet obstacle, curieusement commun, au bonheur. Découvrez ma vision sur le sujet sur lutetiaflaviae.com

Peut-on se libérer de la peur du regard des autres ? Avoir confiance en soi au point de se détacher du jugement des autres ? Ma réflexion sur autrui et l’estime de soi.


 

Ce n’est pas déjà facile de s’accepter soi-même alors, se libérer du regard des autres peut sembler impossible. Plusieurs abonnés me font part de leur difficulté à avoir le courage d’être soi. De même, la semaine dernière, une de mes modèles pro partageait sa frustration sur Facebook à cet égard.

Il n’est pas forcément question de choix important ou d’orientations fondamentales. Souvent, il s’agit simplement de goûts ou de modes de vie qui, pourtant, ne sont pas acceptés par cette grande entité qu’est autrui.

J’ai retrouvé cette même frustration chez des personnes :

  • Qui aiment lire
  • Qui font attention à leur consommation (bio, végétarisme, cosmétique maison)
  • Qui ont un blog
  • Qui ont un travail indépendant (voire différent du système patron / salarié)
  • Qui s’intéressent au développement personnel
  • Qui font du sport

 

Étant donné que je rentre dans tous ces thèmes, ce sont les témoignages qui me sont parvenus. Néanmoins, je suis sûre que je pourrais continuer la liste à l’infini.

Autant dire que dans n’importe quel domaine, rares sont ceux qui ne ressentent pas de pression liée au regard des autres.

 

"Rares sont ceux qui ne ressentent pas de pression liée au jugement des autres" est une citation de l'article Etre accepté par les autres (et se décider à agir) de lutetiaflaviae.com

 

Je n’ai pas d’astuce à partager sur ce sujet. Je n’ai pas trouvé de solution et je me demande s’il en existe.

Je l’avais déjà abordé dans mon post expliquant pourquoi mon blog était anonyme. Je m’exprime notamment sur la famille car avec le temps, j’ai – plus ou moins – appris à exclure les amis ou toute autre personne toxique de ma vie. Plus ou moins parce que ce n’est jamais facile, notamment quand on ne supporte pas les confrontations ou qu’il s’agit de personnes très proches.

Curieusement, en recherchant « être accepté », Google m’a suggéré « se faire aimer ». Je n’ai pas envie de rentrer dans une analyse philosophique mais, vous conviendrez que c’est intéressant ! C’est comme si « être soi » provoquait nécessairement un rejet duquel on essaie d’échapper en se faisant aimer.

Tous mes cours de philo, tous les films et livres que j’ai pu lire s’accordent sur le fait que le bonheur n’est possible qu’avec les autres, dans « le lien social ».

Alors, pourquoi sommes-nous si nombreux à avoir l’impression que c’est autrui qui nous empêche d’être nous-mêmes, qui nous bride dans notre existence ? Ne sommes-nous pas tous l’autre de quelqu’un ?

 

Le problème se sont les préjugés : des autres certes, mais aussi, de nous-mêmes anticipant la réaction de quelqu’un.

Les gens peuvent se montrer intolérants envers nos idées sans forcément penser à mal. Quand un parent n’accepte pas un choix de carrière d’un enfant, ce n’est pas parce qu’il veut qu’il soit malheureux. Il pense, à tort ou à raison, qu’il fait fausse route.

Par ailleurs, j’ai déjà été surprise par des réactions positives auxquelles je ne m’attendais pas du tout. Du coup, je me rends compte à quel point c’est inutile d’angoisser pour rien.

 

Si ce n’est pas toujours le cas selon l’ouverture d’esprit de la personne que l’on a en face, ça n’en reste pas moins possible. Les autres peuvent aussi nous surprendre. Parfois, il suffit d’expliquer clairement les choses.

Je ne dis pas que le dialogue est possible avec tout le monde. Il faut aussi savoir se préserver contre des réactions qui peuvent nous blesser et nous rabaisser. Souvent, je préfère le silence, ne pas en parler, tout en sachant que j’ai peut-être tort.

Cependant, cette peur anticipée du jugement des autres est souvent la même qui va nous empêcher d’agir. C’est l’une des plus grandes causes de procrastination, sans même que l’on s’en rende compte.

 

On s'empêche souvent d'agir car on anticipe le jugement négatif des autres. Cliquez pour tweeter

 

Je crois bien que quoique l’on fasse, quoique l’on aime, il y aura toujours quelqu’un pour nous juger. La question est de savoir si c’est suffisant pour nous arrêter.

 

Et vous, avez-vous déjà eu l’impression que vos proches ne comprenaient pas ce que vous faisiez / aimiez ? Est-ce que ça vous a déjà empêché d’agir ?

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